La Blogothèque
Autour du monde
avec le soutien du CNC

Il est étrange de découvrir en quelques jours une ville engoncée dans les clichés. Istanbul, ville à mi-chemin, balançant entre tradition et modernité, entre Occident et Orient, ville mystérieuse, insaisissable, nous disait-on

Et musicalement, une ville bloquée sur l’image d’elle donnée par un film. Ce film, c’est Crossing the Bridge, un documentaire sur la scène musicale stambouliote réalisé par Faith Akin dont tout le monde nous parle. Impossible de s’intéresser à la musique turque sans qu’on nous demande si on a vu Crossing the Bridge. Alors, évidemment nous l’avons regardé. Et du coup, nous pensions sans doute savoir à quoi nous attendre, et nous nous sommes complètement trompés.
Nous nous attendions donc à cette ville et à ces musiques de métissage formaté. Ce que nous avons vu était bien plus excitant. Notre premier soir fut un tourbillon. Dans les ruelles étroites du quartier de Tunnel, des bars en pagaille, une jeunesse massée sur les terrasses, de la musique partout, une salle de concert dans laquelle des centaines de filles et de garçons dansent sur la musique d’un groupe britannique de neo-new wave. Et des musiciens, plein de musiciens, qui font de l’indé, de la folk, de l’électro, prennent tout ce qu’ils peuvent un peu partout et s’emportent dès qu’on leur parle de ces groupes qui monopolisent l’attention à l’étranger en surjouant la carte de l’exotisme.
Istanbul, ville excitante, frénétique, où l’envie est là, même si les moyens ne le sont pas toujours. Beaucoup des groupes que nous avons croisés sont encore très amateurs, faute de moyens de répéter ou tourner beaucoup, faute d’intérêt. Mais la joie et le désir de jouer sont là. Il y a une jeunesse à Istanbul qui nous a laissé de merveilleux souvenirs. Et qui ne demande qu’à faire savoir qu’elle existe.

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